Bonheurs en famille

Pas grand chose à dire sur cette semaine pas vraiment folichonne alors on va la passer sous silence.

Toute la petite famille a été malade, une maman en arrêt pour la semaine, 3 enfants aussi et par conséquent deux  jours passés à la maison, plus pour mon fils qui sortait d’une semaine de grippe.

Je ne retiendrai que le meilleur de cette fin de semaine passée, ce fut samedi dernier au retour de mon travail la courte visite de ma sœur avant qu’elle aille voir les parents puis un dimanche entier passé en sa compagnie.

Une journée placée sous le signe de la famille, de la détente, de la gourmandise, des confidences, de l’amitié,des souvenirs, des câlins des enfants envers leur tatie et pour mon fils sa marraine.

Avoir fait le plein de souvenirs, oublié l’appareil photo mais des images en mémoire que je ne suis pas prête d’oublier. Pour elle ce sera des gestes, des mots, des caresses, des regards échangés qu’elle gardera précieusement au fond de son cœur.

Il était prévu ce petit week-end, j’ai cru qu’elle ne pourrait pas venir à cause de ces inondations, de ce mauvais temps et puis çà allait avec des tours, détours. Elle et son mari avaient réservé une chambre d’hôtes à la sortie du village. Ils arrivaient le vendredi soir et moi je ne pouvais pas la recevoir avant le samedi après midi à cause du travail. Une réelle frustration ne pas pouvoir la voir, la recevoir plus souvent avec la reprise du travail.

Elle est arrivée avec son homme les bras chargés de cadeaux comme à son habitude, son chien en laisse. Une tatie gâteau que je ne peux gronder car ce sont les seuls neveux et nièces. Non seulement elle avait prévu pour chacun des enfants mais aussi pour moi, mon cadeau d’anniversaire en avance de deux semaines. Je lui ai dit que j’attendrai pour ouvrir alors, je vous passe sous silence son regard noir. Bon si elle insiste j’ouvre, j’adore les cadeaux, pas trop les surprises mais bon je savais que ce serait en rapport avec ma passion du tricot mais je n’ai pas pu obtenir plus d’informations, lui tirer les vers du nez alors j’ai patienté, trépigné comme pour la venue du père Noël chez les enfants.

Ben quoi, vous voulez savoir ce qu’il y avait dedans, deux livres de tricot pardi.

  • Le tricot pour les nuls
  • 200 carrés au tricot

Et pour les enfants aussi deux livres chacun, de jolies histoires que maman pourra leur lire au calme en fin de journée posés tous assis dans le canapé.

Un café, un jus d’orange ou coca pour les uns et les autres et il était déjà temps de se quitter jusqu’au lendemain avec promesse de me reposer, de me soigner pour le lendemain, mon air fiévreux,ne lui a pas échappé. Lui murmurer à l’oreille au moment de son départ que j’ai prévu une petite surprise pour le lendemain, la chandeleur et là son regard s’illumine, elle a deviné mon intention.

Après son départ, je nous mitonne un plat en sauce pour le lendemain, ni une ni deux quelques ingrédients plus tard, ma sauce mijotait tout doucement et parfumait agréablement ma maison. Ensuite faire appel à mon aide cuisinier préféré j’ai nommé mon fils pour qu’il m’aide à préparer la pâte à crêpes qui en sera encore meilleure ayant posé toute une nuit au réfrigérateur.

Se coucher tôt vaincue par cette fièvre, ce mal de gorge, se réveiller au matin pas de première fraîcheur mais je prends sur moi pour profiter au maximum d’elle car de longs mois passeront avant qu’elle et son mari puissent s’octroyer 4 à 5 jours d’absence de leur entreprise pour descendre dans ses chères Landes et retrouver les siens.

La voir arriver enfin le dimanche pour une longue journée ensemble, lui montrer sans tarder cette pâte à crêpes, goûter comme on le faisait enfant avec le doigt, que de souvenirs. Laisser les enfants jouer et s’attaquer à la cuisson de pas loin d’un litre et demi de pâte. Que voulez-vous je connais son goût immodéré pour les crêpes d’autant que cela fait des années qu’elle n’a pas mangé de celles-là issues de la recette de ma maman.

Faire cuire la première et lui offrir encore chaude comme on y avait droit petites puis ensuite quand elle avait pris le relais c’était à moi qu’elle offrait toujours la première la ratée comme on disait mais en général elle était plus que parfaite mais simplement le plaisir de la manger encore chaude avant de continuer la cuisson des autres. Deux heures à papoter pendant que je faisais cuire m’interrompant pour une chose ou une autre sous le regard amusé de ma sœur. Pas facile de faire des taches ménagères avec des enfants réclamant une chose ou l’autre.

Une matinée passée trop vite à mon goût, passer à table pour déguster ce fameux bœuf bourguignon qui a encore mijoté au cours de la matinée, première tentative et je peux dire qu’il a été apprécié des uns et des autres, ma fille en a mangé 3 fois, mon mari aussi.Il n’en est rien resté en un seul repas.

L’après midi papoter de choses et d’autres, des parents, se remémorer des choses plus ou moins gais mais pas trop non plus. Voir arriver son mari et discuter de tout et de rien, certains sujets restent entre nous par pudeur, par mal être. Un jour il faudra crever cet abcès mais un jour….S’assoir pour un petit goûter improvisé avec gâteau au chocolat, des crêpes, compliments de mon beau frère cuisinier de métier, en mode fière. Et du coup recopier cette recette transmis de mère en filles.

Les enfants restent auprès de tatie et sentent que le moment de la séparation est proche, tonton est là. Je tente de convaincre encore et toujours ma sœur de tester les aiguilles à tricoter et j’argumente sur ces aiguilles circulaires bien que, comme à elle, on m’avait dit d’apprendre sur des droites avant de vouloir utiliser des circulaires conçues pour le travail en rond selon les à priori. Qui sait j’ai peut-être réussi à lui donner envie.

Et déjà l’heure de partir, le lendemain ils se lèvent tôt pour faire la route et être rentrés au soir chez eux, ils reprennent le chemin du travail. Pas trop de répit. On promet de se revoir très vite et je sais qu’ils viendront dès qu’ils pourront s’échapper.

Un autre bonheur m’attendait hier midi dans ma boite aux lettres, une lettre de mon amie Catherine, une longue prose qui m’a émue, fait comprendre que parfois les mots sont plus faciles par écrit loin du regard de la toile. Et je me suis empressée de lui répondre et lui dire toute mon amitié, mon soutien dans cette période.

Demain reprise du  travail, des horaires de m….Quelques articles programmés…Et vous, votre semaine ?

Ma participation pour Maman Louzou.