Le ciel m'est tombé sur la tête

Le ciel m’est tombé sur la tête ou comment une simple visite chez  la sage femme se transforme en cauchemar.

Lundi, je pars tranquillement pour deux simples rendez-vous à l’hôpital et je ressors de là cinq heures après en ayant eu quatre rendez-vous différents. Heureusement mes petits gnomes étaient en de bonnes mains, je ne m’inquiétais pas pour eux. Ils étaient avec leur mamie. Merci d’être là pour les garder et me soutenir durant cette grossesse. Mon homme commençait à s’inquiéter aussi de mon silence, moi qui devais l’appeler en sortant de chez la sage femme et toujours aucune nouvelle à 13h.

En effet, mon premier rendez-vous était prévu à 11h du matin, j’arrive à l’heure après avoir bataillé pour me garer en dehors de l’enceinte de l’hôpital vu qu’il n’y a jamais assez de place.

Passage obligé par le service des consultations externes pour m’inscrire puis je monte au premier au service gynécologie en consultation externe pour rencontrer ma sage femme et préparer mon dossier pour la maternité en prévision de mon accouchement prévu pour fin novembre enfin ce que je croyais.

J’attends déjà une bonne dizaine de minutes puis je suis appelée par une aide soignante qui me conduit dans un petit bureau et là elle commence à pré remplir un dossier d’inscription, me pèse, prend ma tension…Puis une fois terminé elle me conduit dans une autre salle d’attente me disant qu’une sage femme va me recevoir, il était 11h30 déjà. Là j’ai encore poireauté une bonne demi heure avant que l’on m’appelle. 12h, mon estomac commence à crier famine, bébé s’agite  » c’est quand qu’on va manger maman « . Le petit déjeuner, un simple chocolat au lait est loin derrière moi.

La sage femme prend mon dossier de suivi de grossesse, mes examens sanguins puis décide de me placer sous monitoring pour voir un peu comment cela se passe avant de m’examiner. Elle sent bébé s’agiter et me demande si il bouge beaucoup d’habitude et bien oui ma foi, il aime faire de la gym dans mon ventre.

Puis elle commence son interrogatoire pour remplir un autre dossier. Des infos sur la maman, le papa, les frère et soeur….Elle m’annonce que le terme de ma grossesse est pour le 02 décembre alors que ma gynécologue parlait de fin novembre, bang en pleine tronche.

Elle commence ensuite à remplir le côté médical du dossier et regarde donc le compte rendu de ma grossesse établi par la gynécologue. Et là commencent les incompréhensions. Elle a apparemment fait pas mal d’erreurs sur ce papier et donc la sage femme consciencieuse commence à  regarder de plus près les échographies, les résultats d’analyses sanguines. Puis elle arrive à mon dernier examen pratiqué un mois auparavant le test de O Sullivan ( pour celles et ceux qui ne connaissent pas il sert à évaluer si il y a diabète gestationnel chez la femme enceinte par ingestion de glucose pur en laboratoire, avec prise de sang à jeun, puis une heure après ingestion du glucose et une autre une heure après. Et là elle me dit  » vous faîtes du diabète gestationnel « .

Heureusement que j’étais allongée sinon je serais tombée sur le cul excusez l’expression. Je lui réponds  » ah bon, j’ai vu ma gynécologue après la prise de sang elle ne m’a rien dit« . Là dessus elle prend son téléphone et me dit  » on va appeler le service du diabète pour qu’ils vous voient le plus vite possible « . Je suis dans mon neuvième mois et là j’apprends que je vais devoir être suivie pour un diabète. Quelle poisse. Elle me dit  » ils vous prennent en suivant après la fin de notre rendez vous « .

Donc me voilà examinée enfin, elle s’aperçoit que j’ai eu deux belles contractions pendant que j’étais sous monitoring et me le dit. Elle me dit que j’ai de la chance lorsque je lui dis ne pas ressentir les contraction et que cela a été la même chose pour mes deux premières grossesses. Mais bon c’est un peu flippant, on ne sait pas quand commencera le travail. Elle me dit que tout va bien, le col est long, fermé et postérieur et que bébé n’appuie pas dessus bien qu’il ait la tête en bas.

Une bonne nouvelle dans le chaos qui se passe dans ma tête. Mon bébé va rester un peu plus au chaud même si je meurs d’envie de le connaître et sa soeur aussi qui me demande toujours quand va arriver son petit frère. Il est bien là pour le moment je préfère éviter les risques de prématurité.

Me voilà partie pour affronter cette nouvelle épreuve. Le verdict est tombé, irrémédiable. Je vois une personne très gentille qui organise aussi un rendez-vous avec une diététicienne pour l’après midi même pour établir un régime alimentaire dans un premier temps puis avec un diabétologue pour la semaine suivante qui décidera de ce qu’il y a lieu de faire après cette semaine. Elle me présente un lecteur de glycémie et un stylo pour se piquer afin de me montrer son fonctionnement. Je me retrouve dans la situation qu’ont connus ma grand mère et ma mère, le diabète et son suivi journalier.

Elle me demande de me surveiller dans un premier temps six fois par jour puis je verrai avec le médecin ensuite. Me voilà partie avec un lecteur et une ordonnance pour ce qui me sera nécessaire.

Je sors enfin prendre un peu l’air extérieur après plus de deux heures au sein de l’hopital et aller grignoter un bout et surtout rappeler mon mari qui s’inquiétait et moi de lui raconter ce qui m’arrive brièvement lui disant que j’ai deux autres rendez-vous prévus pour l’après midi et de ne pas s’inquiéter.

Une courte pause avant mon rendez-vous avec l’anesthésiste prévu à 13h45 et la diététicienne à 14h30. J’arrive un peu en avance à mon premier rendez-vous et là bingo elle a déjà du retard. je ne passerai finalement qu’à 14h20. Elle me pose encore un tas de questions pour préparer son dossier, puis elle prend ma tension et m’examine le dos pour la pose de la péridurale. Le comble c’est qu’elle ne m’a pas demandé si je la désirais ou pas. Or je n’en veux pas et l’anesthésiste que j’avais rencontré avant la naissance de mon fils avait compris et respecté mon choix.

Puis je sors vite, je suis en retard pour mon prochain rendez-vous et finalement il s’avèrera qu’elle ne doit arriver qu’à 15h. Une personne très gentille qui a été compréhensive, heureusement j’étais un peu habituée aux contraintes du diabète par ma mère et son régime alimentaire. Mais là quand çà vous arrive à vous et surtout pendant la grossesse çà fait un choc, on ne sait pas trop les conséquences pour le bébé et surtout l’apprendre en fin de grossesse alors qu’il a dù se déclarer bien avant. Si je n’avais pas insisté auprès de ma gynécologue pour faire ce test je n’en aurais rien su. Je suis interdite de sucre, fini la brioche, le chocolat au petit déj à moins de prendre un sans sucre, plus de desserts sucrés à part les fruits sans rajout de sucre autorisés.

Que de contraintes mais c’est pour mon bien être et pour celui du bébé. Mais bon que de galères pour cette grossesse. Après les nausées des premiers mois, la sciatique quasi perpétuelle, l’oedème du côté droit qui bloque ma main et gonfle mon pied, voilà le diabète. On me dit que tous ces maux doivent disparaître après l’accouchement, espérons le. Moi ce que je souhaite c’est que mon bébé se porte bien et ne souffre pas de tous ces désagréménts.

Je rassure les futures mamans ou celles qui souhaitent le devenir, ce n’est pas toujours comme çà.